Bruno Retailleau
Les Républicains · Investi par son parti · Sénateur de la Vendée, président des Républicains
Biographie express
Né le 20 novembre 1960 à Cholet, il est titulaire d'une maîtrise de sciences économiques de l'université de Nantes et diplômé de Sciences Po Paris.
D'abord membre du Mouvement pour la France de Philippe de Villiers, il rejoint l'UMP puis Les Républicains.
Il a été député de la Vendée (1994-1997), président du conseil général de la Vendée (2010-2015), président du conseil régional des Pays de la Loire (2015-2017) et sénateur de la Vendée depuis 2004.
Président du groupe LR au Sénat de 2014 à 2024, il est ministre de l'Intérieur de septembre 2024 à octobre 2025 et président des Républicains depuis 2025.
Il a été désigné candidat des Républicains par les adhérents le 19 avril 2026, avec plus de 73 % des voix.
Programme et liens officiels
Propositions par thème
Pouvoir d'achat
- Propose un revenu familial de 240 euros par mois dès le premier enfant, pouvant atteindre près de 1 000 euros dès le troisième, en remplacement des allocations familiales.
- Propose d'allonger le congé de naissance jusqu'aux six mois de l'enfant, contre deux mois actuellement, avec 70 % du salaire maintenu.
- Propose de relever de 2 421 à 7 000 euros par an le plafond d'exonération des aides à la garde d'enfant versées par l'employeur.
Sécurité
- Veut inscrire dans la Constitution un droit à la sécurité ayant la même valeur que les libertés individuelles.
- Propose de renforcer les obligations de débroussaillement et de développer la flotte de bombardiers d'eau, y compris par des solutions aéronautiques françaises, face aux incendies.
Dette et impôts
- S'engage à baisser les droits de succession durant le quinquennat.
- Propose de permettre aux parents de donner jusqu'à 150 000 euros sans impôt à chaque enfant de moins de 30 ans, pendant trois ans.
- Propose de supprimer le forfait social, qui s'élève à 20 %.
Immigration
- Propose de soumettre au référendum, dans les premiers mois du mandat, un projet de loi complet sur l'immigration.
- Propose de conditionner l'accès des étrangers aux aides sociales à cinq ans de résidence légale et de travail.
- Propose de réserver la libre circulation de l'espace Schengen aux Européens et de faire des visas territorialisés, limités au pays qui les délivre, la règle de droit commun.
- Propose de supprimer le droit du sol et de renforcer les conditions d'assimilation pour l'accès à la nationalité dans une « charte de l'ordre républicain » inscrite dans la Constitution.
Retraites
- Veut un départ à la retraite « un peu plus tard », en prenant en compte la pénibilité des métiers.
Éducation
- Les Républicains, dont il est le candidat, proposent d'augmenter le traitement des professeurs de 135 euros nets par mois en début de carrière et d'environ 300 euros nets en milieu de carrière.
- Les Républicains, dont il est le candidat, proposent de mettre fin au collège unique avec un examen d'entrée en sixième et des groupes de niveau.
- Les Républicains, dont il est le candidat, prévoient 1 000 établissements publics innovants d'ici 2032, l'autonomie pour les autres établissements et la suppression de la règle des 80-20.
- Les Républicains, dont il est le candidat, proposent de ramener les vacances scolaires à la moyenne européenne et de confier la voie professionnelle aux régions et aux entreprises, avec l'apprentissage dès 14 ans.
Environnement
- Propose de déclarer les retenues d'eau projets d'intérêt public majeur et de réutiliser massivement les eaux usées.
- Propose d'équiper de climatisation les écoles, les crèches, les hôpitaux et les Ehpad.
- Propose de supprimer le principe de précaution.
Emploi
- Propose qu'au-delà de 1 623 heures travaillées par an, les heures supplémentaires ne donnent plus lieu à des cotisations sociales, et de supprimer la référence aux 35 heures hebdomadaires.
- Propose un compte social unique plafonnant le cumul des aides sociales à 70 % du SMIC.
- Propose de fusionner l'apprentissage et les lycées professionnels sous le contrôle des régions.
Défense et international
- Propose de porter le budget de la défense à 100 milliards d'euros à la fin du quinquennat, dans une loi de programmation militaire à trajectoire sanctuarisée.
- Propose une force de réserve territorialisée et un nouveau Livre blanc de la défense dès 2027.
- Propose de dénoncer l'accord franco-algérien de 1968 dès les premiers mois du mandat et de proportionner la délivrance des visas au niveau de coopération des pays d'origine sur les réadmissions.
Numérique et IA
- Propose de nommer un ministre de l'IA rattaché au Premier ministre et de créer un agent IA administratif unique baptisé « Marianne ».
- Prévoit un effort de 25 milliards d'euros sur cinq ans pour l'IA et de porter la capacité des data centers à 1 gigawatt en 2030 puis 4 gigawatts en 2035.
- Propose de ne pas introduire l'IA à l'école avant le lycée.
Institutions
- Propose d'abaisser de près de 5 millions à environ 2,5 millions le nombre de signatures nécessaires pour déclencher un référendum d'initiative partagée.
- Veut élargir le champ du référendum législatif aux domaines de l'immigration, de la sécurité, de la justice et de l'éducation.
- Propose qu'une loi censurée par le Conseil constitutionnel puisse être soumise par le président au référendum ou au Congrès, et d'instituer un « bouclier constitutionnel » affirmant la primauté du droit français.
Services publics
- Prévoit de ne pas remplacer tous les fonctionnaires partant à la retraite, pour une économie estimée à environ 250 000 postes.
Énergie
- Propose de relancer le nucléaire, d'exploiter la géothermie et d'arrêter les subventions aux énergies renouvelables.
Agriculture
- Propose d'inscrire l'agriculture dans la Constitution.
- Veut réduire les normes et les charges des agriculteurs, appliquer la réciprocité aux frontières et soutenir l'innovation agricole (drones, nouvelles techniques génomiques, réserves d'eau).
- Propose de fournir aux agriculteurs des semences résistant à la sécheresse.
Justice
- Propose de créer une cour disciplinaire de la magistrature à la place du CSM, présidée par un non-magistrat, associant des citoyens tirés au sort et pouvant être saisie par les citoyens.
- Veut inscrire dans la Constitution des peines minimales d'application obligatoire pour certains crimes et délits graves.
Fiche vérifiée le 7 octobre 2026.