Retraites
Priorité n° 6 des Français.
Les questions qui se posent
- Comment financer les retraites ?
- Quel âge de départ et quelle durée de cotisation ?
- Quel niveau des pensions par rapport aux revenus d'activité ?
Ce que proposent les candidats
Bernard Cazeneuve
- Propose de faire de la durée de cotisation le levier principal plutôt qu'un nouveau recul de l'âge légal, en reprenant sur des bases négociées la trajectoire d'allongement engagée en 2014.
- Propose de rétablir les critères de pénibilité (postures contraignantes, port de charges, vibrations, risques chimiques) ouvrant droit à un départ anticipé.
- Veut redonner sa cohérence au dispositif des carrières longues.
- Propose, pour l'emploi des seniors, l'aménagement des postes, les retraites progressives, des sanctions contre les discriminations à l'embauche et la liberté de travailler plus longtemps pour qui le souhaite.
Bruno Retailleau
- Veut un départ à la retraite « un peu plus tard », en prenant en compte la pénibilité des métiers.
Édouard Philippe
- Propose de porter progressivement, en moins de dix ans, l'âge légal de départ à 65 ans et la durée de cotisation à 45 annuités, en partant de la réforme de 2023 (64 ans et 43 annuités).
- Prévoit de maintenir les âges de départ anticipé pour handicap (55 ans), incapacité permanente (60 ans) et invalidité (62 ans), et de permettre à un Français sur trois de partir entre 60 et 64 ans selon sa carrière.
- Propose de créer un fonds de capitalisation collective obligatoire alimenté par les excédents de l'Agirc-Arrco et de généraliser le plan d'épargne-retraite avec un abondement de l'État de 500 euros à l'ouverture du premier contrat.
- Veut créer un pilier de capitalisation représentant 10 à 15 % des pensions d'ici quinze ans.
Emmanuel Maurel
- Veut consolider le droit à la retraite à 62 ans, avec le rétablissement des critères de pénibilité.
Éric Zemmour
- Propose de repousser l'âge légal de départ à la retraite à « 64 voire 65 ans ».
- Veut introduire progressivement la capitalisation dans le financement des retraites et sortir progressivement du système par répartition.
Fabien Roussel
- Propose une hausse des pensions afin qu'aucune retraite ne soit inférieure au Smic.
- Propose de mettre des cotisations sur les revenus financiers et les dividendes pour financer la Sécurité sociale et le système de retraite par répartition.
François Ruffin
- Veut abroger la réforme portant l'âge de départ à 64 ans.
- Propose d'accorder automatiquement un trimestre de retraite supplémentaire pour quatre trimestres cotisés dans un métier exposé à la pénibilité, en remplacement du C3P.
Gabriel Attal
- Propose de supprimer l'âge légal de départ à la retraite au profit d'un système universel fondé sur la durée de cotisation.
- Prévoit d'élargir les dispositifs de retraite par capitalisation en complément de la répartition.
- Propose l'ouverture par l'État d'un plan d'épargne retraite de 1 000 euros pour chaque enfant, abondable par les parents et grands-parents jusqu'à ses 18 ans, et l'orientation de 50 % de l'intéressement et de la participation vers des plans d'épargne retraite.
Jean-Luc Mélenchon
- Propose d'abroger la réforme des retraites de 2023, avec un retour dans un premier temps à 62 ans puis, le plus vite possible, à 60 ans.
Jérôme Guedj
- Refuse un âge légal fixe de départ et propose un nombre de trimestres modulé selon la pénibilité.
Marine Le Pen
- Propose un âge légal de départ à 62 ans, et à 60 ans avec 40 annuités pour les personnes ayant occupé un premier emploi significatif avant 20 ans, la durée de cotisation montant progressivement à 42 ans pour les autres.
- Propose de supprimer les cotisations retraite et chômage pour les salariés les plus âgés qui continuent de travailler, pour une réforme des retraites qu'elle chiffre à 9 milliards d'euros en rythme de croisière.
- Le RN propose l'indexation des retraites et le dégel des prestations sociales, chiffrés à 3,61 milliards d'euros dans son contre-budget 2026.
Marine Tondelier
- Propose d'abroger le report de l'âge légal à 64 ans pour revenir immédiatement à un âge minimum de 62 ans et de viser une retraite à 60 ans pour les carrières longues et pénibles.
Nicolas Dupont-Aignan
- Propose de verser un capital de 10 000 euros à chaque nouveau-né français sur un livret d'épargne-retraite.
- Veut maintenir l'âge légal de départ à la retraite à 62 ans.
Olivier Faure
- S'engage à abroger immédiatement la réforme des retraites de 2023 (réforme Borne).
- Propose d'abaisser l'âge du départ à taux plein de 67 ans à 66 ou 65 ans.
- Le PS, dont il est premier secrétaire, propose un âge légal de 62 ans avec une durée de cotisation de 43 annuités réductible selon la pénibilité, et le rétablissement des quatre critères de pénibilité supprimés en 2018.
Raphaël Glucksmann
- Propose de différencier l'âge de départ selon la pénibilité des carrières et l'espérance de vie en bonne santé, avec un départ plus tôt pour les carrières difficiles et plus tard pour les métiers à plus forte espérance de vie en bonne santé.
- Prévoit un âge légal de départ à 62 ans et écarte un retour à 60 ans.
Ségolène Royal
- Refuse tout nouvel effort demandé aux retraités tant que la question du retour de l'ISF n'est pas posée et défend un « référendum d'initiative partagée » pour trancher la question des retraites.
Xavier Bertrand
- Propose une nouvelle réforme des retraites fondée sur la durée de cotisation plutôt que sur l'âge de départ.
- Veut repousser l'âge légal de départ tout en permettant de partir avant avec une décote, et diminuer l'âge d'annulation de la décote pour les femmes.
- Propose d'ajouter un étage de capitalisation obligatoire et de confier la gestion du régime de base aux partenaires sociaux.
- S'engage à ne pas désindexer les pensions.