Numérique et IA
Priorité n° 12 des Français.
Les questions qui se posent
- Quel encadrement pour l'intelligence artificielle ?
- Quels effets de l'IA sur l'emploi ?
- Comment protéger les données personnelles en ligne ?
Ce que proposent les candidats
Bernard Cazeneuve
- Propose un droit de recours à l'intelligence humaine : aucun refus d'aide, de place ou de titre sans qu'un agent l'examine, l'explique et en réponde dans un délai opposable.
- Propose de transformer l'INESIA en autorité dotée d'un pouvoir contraignant, évaluant les systèmes d'IA les plus puissants avant leur déploiement.
- Veut que les données des Français soient stockées en Europe, sous la loi française, et que l'épargne européenne soit réorientée vers la puissance de calcul.
Bruno Retailleau
- Propose de nommer un ministre de l'IA rattaché au Premier ministre et de créer un agent IA administratif unique baptisé « Marianne ».
- Prévoit un effort de 25 milliards d'euros sur cinq ans pour l'IA et de porter la capacité des data centers à 1 gigawatt en 2030 puis 4 gigawatts en 2035.
- Propose de ne pas introduire l'IA à l'école avant le lycée.
Édouard Philippe
- Propose de développer une infrastructure d'IA européenne souveraine en doublant la capacité de calcul en cinq ans.
- Propose de construire un « TSMC européen » pour la production de semi-conducteurs.
- Propose un « Buy European Tech Act » organisant des achats technologiques groupés entre États européens.
- Veut porter la formation d'ingénieurs de 40 000 à 100 000 par an en cinq ans.
Emmanuel Maurel
- Propose une convention citoyenne sur l'intelligence artificielle et un traité international encadrant cette technologie.
- Propose des capacités de calcul souveraines et des modèles d'IA ouverts, financés par la recherche publique.
Éric Zemmour
- Propose de renforcer la formation à l'intelligence artificielle et de faciliter la création d'entreprises françaises dans ce secteur.
- Veut recourir aux robots pour remplacer la main-d'œuvre immigrée dans les emplois que « les Français ne veulent pas » occuper, en citant la Chine et le Japon comme modèles.
- S'oppose au règlement européen sur les services numériques (Digital Services Act), aux restrictions visant les réseaux sociaux et aux projets de régulation du numérique.
François Ruffin
- Propose d'encadrer le déploiement des centres de données, avec récupération de leur chaleur et un plafond de consommation d'électricité défini démocratiquement.
Gabriel Attal
- Propose de former l'ensemble des Français à l'intelligence artificielle, du primaire à la reconversion professionnelle.
- Veut appliquer la préférence européenne dans les marchés publics et soutenir les acteurs souverains de l'IA.
- Veut que tous les élèves disposent d'un compagnon d'éducation fondé sur l'IA.
- Propose de former 100 % des enseignants à l'intelligence artificielle.
Jean-Luc Mélenchon
- Propose une « décolonisation numérique » vis-à-vis des États-Unis, avec une souveraineté complète sur le stockage des données, les supercalculateurs, les câbles et les systèmes d'intelligence artificielle.
- Veut soutenir le développement en France de l'ordinateur quantique.
Marine Le Pen
- Le RN propose de taxer l'utilisation du réseau par les géants du numérique (0,55 milliard d'euros).
Marine Tondelier
- Propose de rémunérer les œuvres protégées par le droit d'auteur utilisées pour entraîner les intelligences artificielles.
- Prévoit de généraliser l'usage des logiciels libres et open source dans les administrations publiques.
- Veut interdire certaines pratiques de design addictif pour les mineurs et l'usage des écrans à l'école avant six ans.
Nicolas Dupont-Aignan
- Propose de créer un Fonds souverain IA doté de plusieurs milliards d'euros et de déployer un cloud souverain indépendant des solutions étrangères.
- Propose de créer un label « IA Made in France » et une Agence nationale de l'éthique et de la sécurité des IA.
Olivier Faure
- Le PS, dont il est premier secrétaire, propose de fusionner la CNIL et l'Arcom en une autorité unique dotée d'un département de contrôle des algorithmes.
- Le PS, dont il est premier secrétaire, propose une taxe de 0,10 euro par gigaoctet de données distribué sur le territoire français et la création d'un pôle public de l'intelligence artificielle autour de l'Inria.